Dans l’économie actuelle mondialisée peut-on dire sérieusement que l’implantation et/ou le maintien des entreprises sur un territoire dépendent essentiellement de l’accessibilité routière ?
Toutes les fermetures ou réductions d’activités d’entreprises dans notre environnement immédiat démontrent le contraire. Les enjeux sont autres, en particulier de restructurations à caractère financier et boursier. Le transport de marchandises, produits finis et matières premières, pourrait très bien se faire de manière beaucoup plus importante par rail, en particulier sur les moyennes et longues distances.
C’est un problème de volonté et de choix politique d’orienter les investissements publics beaucoup plus massivement en faveur du ferroviaire et en limitant ceux pour la route au strict nécessaire ( mise en sécurité et entretien du réseau secondaire existant) plutôt que vers le tout routier.
Des lignes ferroviaires secondaires entre les grandes lignes existent et sont abandonnées, voire détruites qui pourraient être remises en service et desservir les villes moyennes du Béarn et leurs entreprises. Les choix qui seront faits dans l’année qui vient seront déterminants pour le futur. En particulier la réouverture éventuelle de la ligne ferroviaire Pau/Canfranc.
Ce projet de route profiterait éventuellement aux entreprises du bassin d’emploi très proche d’Oloron en faisant peut-être gagner quelques minutes sur le trajet Oloron/Lescar et partie nord et ouest de l’agglomération paloise. Par contre pour leurs déplacements les cadres et dirigeants d’entreprise y voient quelques minutes à gagner pour se rendre à l’aéroport.
Le transport routier de marchandise reste à ce jour le plus rapide et surtout le plus adapté à la proximité. Cependant son volume global pourrait être très fortement diminué par le développement du fret ferroviaire.
Bien sûr nous savons que les modes de production des biens et des marchandises et leur consommation incitent et obligent à transporter des quantités toujours plus importantes et venant de plus en plus loin (là où la production est moins chère).
Mais nous pensons que le prix à payer est trop élevé au niveau social, économique et environnemental. Si les transporteurs et les industriels payaient le coût réel des biens transportés incluant la facture écologique il y a fort à parier que nous aurions un meilleur développement des productions locales et donc de notre économie.